Des petits bonheurs

Les petits bonheurs commencent parfois par un malheur. Il y a quelques semaines deux de nos canes sont tombées malades. Les canards coureurs indiens sont une espèce de canard plutôt costaude mais comme beaucoup de volatiles la moindre maladie, lorsqu’elle survient, devient rapidement critique. Nos connaissances en la matière sont encore légères et nous avons mis un peu de temps avant de trouver comment les aider… Bref l’une des deux malades n’a pas survécu et la seconde, bien que stabilisée, gardera certainement des séquelles. Le plus probable est qu’elles aient été contaminées par un champignon qui s’est installé dans leurs poumons. Nous sommes très vigilants sur la propreté du poulailler mais il est probable que le foin dont nous nous servons ait été contaminé suite à un problème de stockage.

Mais il est où le bonheur, il est où, dans tout ça me direz vous. Il arrive. Nous avions quelques œufs en stock, stockés au poil, nous avons donc décidé sur un coup de tête de démarrer la couveuse ! Après quelques semaines de cuisson, huit petits canetons ont décidé de pousser la porte de leur coquille. Ils sont tous magnifiques. Pour le moment ils vivent en « poussinière » au chaud dans la maison et sont sortis la première fois dehors hier (ils ont 7 jours) dans un petit enclos sécurisé. Nous ne les avons pas sexés, nous aurons la surprise plus tard, mais il est possible que nous ne puissions pas tous les garder suivant la proportion de mâles et pour éviter les risques de consanguinité, si d’aventure il nous venait à l’idée de rallumer la couveuse.

Je précise que si nous recourons à une couveuse artificielle c’est que les canes coureuses indiennes sont de piètres couveuses elles-même. Nous avons bien tenté de lancer une couvée naturelle mais ça n’a pas été concluant. Nos canes sont encore jeunes peut-être qu’elle réussiront plus tard.

En attendant nous accueillons Dix-huit, Croquette, Nugget, Paillette, Cawouette, Baguette, Pirouette et Chouquette, huit petits bonheurs, qui vont grandir bien vite.